Questions fréquentes
- Y a-t-il des griefs qui relèvent d’autre chose que de l’organisation ?
- Ai-je suffisamment écouté mon enfant ?
- Ai-je fait quelque chose qui nécessite de sincères excuses ?
- Puis-je présenter mes excuses sans exiger immédiatement quelque chose en retour ?
Lorsque vos enfants coupent le contact, cela peut être l’une des conséquences les plus lourdes du fait de quitter l’organisation.
Pour beaucoup de parents, cela touche non seulement à la douleur, mais aussi à l’identité. Vous étiez parent, aidant, interlocuteur et partie intégrante de leur quotidien. Du jour au lendemain, vous pouvez vous retrouver exclu des anniversaires, des relations, des petits-enfants et des événements importants.
Cette perte peut être écrasante.
Évitez de tirer des conclusions hâtives sur leurs sentiments
L’absence de contact ne signifie pas toujours que votre enfant ne vous aime plus.
Votre enfant peut :
penser qu’il est nécessaire de garder ses distances ;
avoir peur des conséquences au sein de la congrégation ;
ressentir la pression d’un conjoint, de la famille ou des anciens ;
croire que garder le contact entraverait votre retour ;
chercher à prouver sa fidélité à Jéhovah ;
lui-même être en proie à la culpabilité et au chagrin ;
ne pas savoir comment maintenir un contact sans conflit.
Ces possibilités ne changent rien à la douleur, mais elles peuvent vous empêcher d’interpréter leur comportement uniquement comme de la haine ou de l’indifférence.
Laissez la porte ouverte sans vous perdre vous-même
Un message court et calme peut être plus puissant que de nombreux messages insistants.
Vous pouvez faire clairement savoir :
« Je t’aime. »
« Ma porte reste ouverte. »
« Tu n’as pas besoin d’abandonner ta foi pour avoir des contacts avec moi. »
« Je respecte le fait que tu fasses tes propres choix. »
« Je ne veux pas de dispute ni de débat doctrinal. »
« Tu peux toujours reprendre contact, même après longtemps. »
Ensuite, il peut être nécessaire de laisser de l’espace.
De nombreux messages, des visites impromptues ou des démarches par l’intermédiaire d’autres personnes peuvent être perçus par votre enfant comme de la pression. Des refus répétés peuvent aussi vous blesser davantage.
Assumez vos responsabilités lorsque c’est nécessaire
Parfois, au-delà de la question de la foi, d’autres problèmes ont joué dans la relation. Il y a peut-être eu des conflits, une distance émotionnelle, du contrôle ou des comportements dont votre enfant a souffert.
Demandez-vous honnêtement :
De bonnes excuses ne comportent pas de « mais ».
Dites par exemple : « Je vois que mon comportement t’a fait souffrir. Je le regrette. Je veux t’écouter quand tu seras prêt à en parler. »
N’assumez pas la responsabilité de choses que vous n’avez pas faites, simplement pour récupérer le contact.
N’utilisez pas les petits-enfants comme moyen de pression
Lorsque vous n’avez plus de contact avec vos petits-enfants, le désespoir peut être immense. Pourtant, il est important que les enfants ne soient pas placés dans un conflit de loyauté.
Évitez les messages négatifs sur leurs parents. N’essayez pas non plus d’exiger une communication secrète qui mettrait l’enfant en difficulté.
En cas de préoccupations graves concernant la sécurité ou le bien-être de petits-enfants mineurs, il peut être nécessaire de demander un avis professionnel ou juridique.
Établissez un plan de contact
Un plan de contact peut vous éviter de devoir décider chaque jour à nouveau de ce que vous allez faire.
Déterminez par exemple :
à quelle fréquence vous envoyez un message ;
à quels moments vous donnez des nouvelles ;
quel ton vous employez ;
quels sujets vous évitez ;
quand vous interrompez une conversation ;
qui vous soutient après une réaction difficile.
Vous pouvez aussi écrire des lettres que vous n’envoyez pas immédiatement. Cela aide à digérer vos émotions sans mettre davantage la relation sous pression.
Gardez les informations importantes accessibles
Veillez à ce que votre enfant sache comment vous joindre. Si besoin, faites savoir par l’intermédiaire d’une personne de confiance que votre numéro de téléphone, votre adresse e-mail ou votre adresse postale est resté inchangé.
Gardez des messages courts, chaleureux et prévisibles. Le but n’est pas d’obtenir une réponse immédiatement, mais de laisser ouverte une voie de retour sûre.
Prenez soin de vous
La perte de contact peut entraîner :
un deuil intense ;
des symptômes dépressifs ;
un repli sur soi ;
du stress physique ;
une consommation d’alcool ou de substances ;
une perte d’envie de vivre ;
des idées suicidaires.
Cherchez du soutien avant d’être complètement épuisé. Parlez à un thérapeute, à votre médecin traitant, à une personne qui vit la même chose ou à une personne de confiance.
En cas d’idées suicidaires, vous pouvez appeler le 113 ou le 0800-0113 aux Pays-Bas. En cas de danger immédiat, appelez le 112.
Continuez à vivre, même en gardant espoir
Certains parents mettent toute leur vie entre parenthèses dans l’attente d’un contact. Chaque jour est alors dominé par la question de savoir si l’enfant appellera.
Vous avez le droit de garder espoir. Mais vous avez aussi le droit de nouer de nouvelles relations, de prendre du plaisir, de voyager, de fêter des événements et de faire des projets.
Continuer à vivre n’est pas une trahison envers vos enfants.
En conclusion
Vous ne pouvez pas forcer votre enfant à reprendre contact. En revanche, vous pouvez montrer que votre amour ne dépend pas de la foi, de l’obéissance ou d’excuses.
Laissez la porte ouverte là où c’est sans danger. Respectez les limites. Assumez votre part de responsabilité, mais ne portez pas seul la responsabilité d’une rupture imposée par la religion.
Vous restez parent, même lorsque vous ne pouvez pas remplir ce rôle temporairement.