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Mes enfants ont rompu le contact avec moi

Garder la porte ouverte sans se perdre lorsque vos enfants ne veulent plus de contact.

Lorsque vos enfants coupent le contact, cela peut être l’une des conséquences les plus difficiles du fait de quitter l’organisation. Pour beaucoup de parents, cela touche non seulement à la douleur, mais aussi à l’identité. Vous étiez parent, soignant, interlocuteur et partie intégrante de leur vie quotidienne. Du jour au lendemain, vous pouvez être exclu des anniversaires, des relations, des petits-enfants et des événements importants. Cette perte peut être écrasante. Évitez les conclusions hâtives sur leurs sentiments L’absence de contact ne signifie pas toujours que votre enfant ne vous aime plus. Votre enfant peut : penser qu’il est nécessaire de garder ses distances ; avoir peur des conséquences au sein de la congrégation ; subir la pression d’un conjoint, de la famille ou des anciens ; croire que le contact entrave votre retour ; essayer de prouver sa fidélité à Jéhovah ; être lui-même aux prises avec la culpabilité et la tristesse ; ne pas savoir comment reprendre contact sans conflit. Ces possibilités ne changent rien à la douleur, mais elles peuvent vous éviter de voir leur comportement uniquement comme de la haine ou de l’indifférence. Laissez la porte ouverte sans vous perdre vous-même Un message court et calme peut être plus puissant que de nombreux messages insistants. Vous pouvez faire savoir clairement : « Je t’aime. » « Ma porte reste ouverte. » « Tu n’as pas besoin d’abandonner ta foi pour avoir un contact avec moi. » « Je respecte le fait que tu fasses tes propres choix. » « Je ne veux pas de dispute ni de débat doctrinal. » « Tu peux toujours me contacter, même après longtemps. » Ensuite, il peut être nécessaire de laisser de l’espace. De nombreux messages, des visites inattendues ou des tentatives par l’intermédiaire d’autres personnes peuvent être perçus par votre enfant comme une pression. Des refus répétés peuvent aussi vous blesser davantage. Assumez votre part de responsabilité lorsque c’est nécessaire Parfois, en plus de la question religieuse, d’autres problèmes ont joué un rôle dans la relation. Il y a peut-être eu des conflits, de la distance émotionnelle, du contrôle ou des comportements dont votre enfant a souffert. Demandez-vous honnêtement : Y a-t-il des griefs qui ne concernent pas l’organisation ? Ai-je suffisamment écouté mon enfant ? Ai-je fait quelque chose qui exige des excuses sincères ? Puis-je présenter des excuses sans exiger immédiatement quelque chose en retour ? De bonnes excuses ne contiennent pas de « mais ». Dites par exemple : « Je vois que mon comportement t’a fait du mal. Je le regrette. Je veux t’écouter quand tu te sentiras prêt(e). » Ne prenez pas sur vous la responsabilité de choses que vous n’avez pas faites, simplement pour récupérer le contact. N’utilisez pas les petits-enfants comme moyen de pression Lorsque vous n’avez plus de contact avec vos petits-enfants, le désespoir peut être grand. Pourtant, il est important de ne pas placer les enfants dans un conflit de loyauté. Évitez les messages négatifs au sujet de leurs parents. Essayez aussi de ne pas exiger une communication secrète qui mettrait l’enfant en difficulté. En cas de préoccupations graves concernant la sécurité ou le bien-être de petits-enfants mineurs, il peut être nécessaire de demander un avis professionnel ou juridique. Établissez un plan de contact Un plan de contact peut éviter que vous ayez à décider chaque jour à nouveau ce que vous faites. Déterminez par exemple : à quelle fréquence vous envoyez un message ; à quels moments vous donnez des nouvelles ; quel ton vous utilisez ; quels sujets vous évitez ; quand vous interrompez une conversation ; qui vous soutient après une réaction difficile. Vous pouvez aussi écrire des lettres que vous n’envoyez pas directement. Cela aide à traiter vos émotions sans mettre davantage la relation sous pression. Gardez les informations importantes accessibles Veillez à ce que votre enfant sache comment vous joindre. Faites éventuellement savoir, par l’intermédiaire d’une personne de confiance, que votre numéro de téléphone, votre adresse e-mail ou votre adresse postale n’a pas changé. Gardez les messages courts, chaleureux et prévisibles. Le but n’est pas d’obtenir immédiatement une réponse, mais de laisser ouverte une voie sûre pour revenir. Prenez soin de vous La perte de contact peut entraîner : un deuil intense ; des symptômes dépressifs ; un repli social ; du stress physique ; une consommation d’alcool ou de substances ; une perte de goût à la vie ; des pensées suicidaires. Cherchez du soutien avant d’être complètement épuisé. Parlez-en à un thérapeute, à votre médecin traitant, à une personne ayant vécu la même chose ou à une personne de confiance. En cas de pensées suicidaires, vous pouvez appeler le 113 ou le 0800-0113 aux Pays-Bas. En cas de danger immédiat, appelez le 112. Continuez à vivre, même en gardant l’espoir Certains parents mettent toute leur vie entre parenthèses dans l’attente d’un contact. Chaque jour est alors dominé par la question de savoir si l’enfant appellera. Vous avez le droit de garder espoir. Mais vous avez aussi le droit de nouer de nouvelles relations, de prendre du plaisir, de voyager, de fêter les jours de fête et de faire des projets. Continuer à vivre n’est pas une trahison envers vos enfants. En conclusion Vous ne pouvez pas forcer votre enfant à rétablir le contact. En revanche, vous pouvez montrer que votre amour ne dépend pas de la foi, de l’obéissance ou des excuses. Gardez la porte ouverte là où c’est sans danger. Respectez les limites. Assumez votre part de responsabilité, mais ne portez pas à vous seul la responsabilité d’une rupture imposée par la religion. Vous restez parent, même lorsque vous ne pouvez temporairement pas exercer ce rôle.